La Pastorale à Charles de Foucauld

Aliénor Goudet - Publié le 01/12/20 Texte ORIGINAL

De riche héritier débauché et indiscipliné à ermite retiré dans le désert d’Algérie, Charles de Foucauld (1858-1916) a vécu une conversion plutôt renversante. Ce chemin a pourtant été long et laborieux mais l’éveil à la vraie foi de cet homme extraordinaire remonte à un instant bien précis : une confession inattendue à Paris.

@Fred De Noyelle / GODONG

Paris, 1886. Il fait bon en cette matinée d’octobre. C’est sans doute l’un des derniers jours chauds de l’année. Vêtu d’un costume blanc, un homme rondelet marche lentement dans le quartier de Saint-Lazare. Il est tôt, et il ne croise presque personne à part quelques oiseaux matinaux. Mais si le ciel est dégagé, l’esprit de Charles ne pourrait être plus nuageux.

Il songe à sa jeunesse débauchée et indisciplinée au sein de l’armée. Il n’a que 28 ans mais en cet instant, il lui semble avoir gaspillé une vie entière. Pourtant, les trois dernières années à la découverte du Maroc ont été pleines d’aventures et de découvertes. Mais si ses connaissances linguistiques et culturelles ont été enrichies par l’exploration du monde arabe, c’est un gouffre de manque qu’il a découvert au fond de lui-même. Un gouffre dont il sait intuitivement que le seul remède est Dieu.

Les nombreuses rencontres avec les tribus israélites lui ont fait découvrir la beauté de la relation à Dieu. Le Coran lui parle et il admire la ferveur des peuples musulmans, mais il y manque toujours quelque chose. Au fond de lui, il désire être encore plus proche de Dieu que cela. C’est une conviction sans appel : c’est l’amour de Dieu qu’il veut découvrir puisque c’est lui qui peut combler la faim de son âme. Et pourtant, il en est si loin…comme perdu au milieu d’un désert de doute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Shutterstock

Enfin, Charles arrive à l’immense église Saint-Augustin. Il est tôt mais quelques fidèles plutôt âgés attendent de pouvoir se confesser. L’abbé Huvelin, le directeur de conscience de sa chère cousine Marie que cette dernière lui a conseillé d’aller voir, est sûrement bien occupé au confessionnal. Alors Charles s’agenouille sur un prie-Dieu et courbe la tête. Il repense encore à son triste passé sans Dieu qu’il trouve aujourd’hui si vide de sens.

– Mon Dieu, dit-il, si vous existez, faites que je vous connaisse.

Il répète cette formule comme une litanie encore et encore. Les secondes deviennent des minutes. Les minutes deviennent des heures. Mais pour Charles, le temps s’est arrêté et il serait resté une éternité ainsi si une main ne s’était posée sur son épaule pour le ramener à la réalité. Mais lorsqu’il lève les yeux, il ne voit personne. N’était-ce qu’une impression? C’est alors qu’il voit l’abée Huvelin sortir du confessionnal. Il se lève et de ce pas, le rejoint.

– Bonjour mon père. Je suis Charles de Foucauld. J’aimerais que vous me parliez de Dieu. Je voudrais avoir des lumières sur Lui. – Confessez-vous ! réplique l’abbé – Mais je ne suis pas venu pour cela… – Confessez-vous.

Réalisant qu’il ne pourrait avoir de réponse sans adhérer à cette vive requête, Charles obéit docilement. Il s’agenouille et confesse douze années de fautes. Le père Huvelin lui donne l’absolution… et soudainement, le gouffre de son âme disparaît et devient un puits de lumière qui brûle l’ombre du doute qui planait dans l’esprit de l’ancien soldat. Une nouvelle conviction le saisit au cœur : Dieu est là, tout près. Et il l’appelle.

– Ah mon père, s’exclame-t-il, submergé par la clarté, que dois-je faire pour servir le Seigneur et propager cette lumière ? Que dois-je donner ? Où dois-je aller ? – Calmez-vous, Charles. Cette soudaine passion peut être éphémère. Apprenez d’abord à la tirer de votre prière et de votre vie quotidienne. Lisez l’Evangile, apprenez des saints. Si Dieu vous appelle réellement, le temps n’aura pas d’emprise sur cette vocation.

Si l’abbé Huvelin reste prudent face à la nature impulsive de Charles, la vocation, elle, est bien réelle. Il suggère au nouveau croyant de partir en pèlerinage en Terre Sainte, en Galilée et en Judée pour y découvrir la vie du Christ parmi les hommes. Mais sur le champ, il lui propose aussitôt de communier.


Au cours de ses pèlerinages, Charles est séduit par l’image du Christ souffrant. C’est décidé : il sera pauvre parmi les pauvres. La Providence divine veut, qu’une fois consacré, il retourne en Syrie puis en Algérie dans ce monde arabe qu’il aime pour tenter de fonder une communauté et convertir. Si ces deux missions n’aboutissent pas, tous ceux qui croisent son chemin trouvent en lui une humanité honorable et digne d’amitié.

Charles de Foucauld trouvera la mort à Tamanrasset où il est tué par un jeune rebelle touareg lors d’une invasion du fort de de l’Assekrem, le 1er décembre 1916. Il est béatifié par le pape Benoît XVI en 2005 et en cours de canonisation depuis mai 2020.

Charles de Foucauld

1er décembre 2019, Fête de Bienheureux Charles de Foucauld ! Des parts de gâteaux ont été distribuées dans toutes les classes pour fêter le saint patron du collège.

ESPOIR IRAK, LE PROJET DE L’ANNEE

Tout au long de cette année 2019/2020, la pastorale du collège bienheureux Charles de Foucauld a tenu à soutenir un seul et même projet pour réunir le maximum de fonds.

Nous avons choisi d’aider les chrétiens d’Orient à travers la campagne « ESPOIR IRAK », qui œuvre à la construction d’un collège en Irak, dans la plaine de Ninive. Madame Valérie GASPARD, ambassadrice d’ESPOIR IRAK pour l’Enseignement Catholique, est intervenue auprès des élèves de 6e, 5e et 4e en décembre et en janvier.

Les élèves ont été sensibilisés aux difficultés que vivent des familles irakiennes, des jeunes de leur âge. Ils ont été surpris par leur dignité humaine au milieu du chaos, leur sourire malgré l’épreuve et leur soif d’apprendre à l’école.

www.espoir-irak.enseignement-catholique.fr

 

Une opération « BOL DE RIZ » pendant l’Avent, le vendredi 13 décembre 2020, à la cantine, a permis de récolter des fonds pour ESPOIR IRAK.

Avec les élèves de 6e, nous avons confectionné des décorations de Noël à suspendre dans le sapin, avec les mots PAIX, JOIE, MERCI, vendues au profit d’Espoir Irak.

1er février, fête de la CHANDELEUR

Le mardi 4 février 2020, date la plus proche de la Chandeleur, nous avons vendu des crêpes cuisinées par les 501 et 502,  au profit d’Espoir Irak. Sous un orage de grêle à l’heure de la récréation, les élèves ont courageusement vendu les crêpes !

 

 

 26 février 2020, mercredi des Cendres.

La chapelle a accueilli un grand nombre d’élèves et de professeurs pour marquer l’entrée de l’Eglise dans le Carême.

 

 

1er mars 2020, Cérémonie de l’Appel décisif des catéchumènes du diocèse à Saint-Cloud

Parmi tous les collégiens et lycéens du diocèse, se préparant à recevoir le sacrement du baptême, trois élèves de 6e  du collège, futurs baptisés, Lola, Artémis et Andrea, très émus, ont été appelés par l’évêque Monseigneur Mathieu Rougé lors d’une cérémonie à l’église Stella Matutina de Saint-Cloud. Ils ont répondu personnellement à cet appel et ont reçu symboliquement une écharpe violette.

La neige nous attendait à la sortie de l’église, à l’issue de la cérémonie. Les familles se sont vite dispersées.

La date de leur baptême, initialement prévue le 13 juin 2020 a été reportée au 14 novembre 2020.

27 mai 2020, Bienheureux Charles de Foucauld va être canonisé prochainement !

Grande joie pour notre collège, Charles de Foucauld sera bientôt Saint Charles de Foucauld. Le Vatican a annoncé la guérison miraculeuse d'un jeune Français par l’intercession du Bienheureux Charles de Foucauld.

En savoir plus...

 

 

20 juin 2020, Messe de confirmation à la cathédrale de Nanterre pour 4 élèves de 3e

Parmi les  confirmands de l’année 2019/2020, 4 élèves de 3e , Noé, Erwin, Melvin et Arthus ont insisté pour recevoir le sacrement de confirmation dans une petite célébration, en très petit comité, dans la cathédrale sainte Geneviève dès le mois de juin 2020. Du fait de la pandémie, les grandes assemblées n’étaient pas permises.

Le samedi 6 juin, les confirmands ont suivi une retraite dans la crypte de la cathédrale, ils ont médité sur l’Esprit-Saint et ont écouté le témoignage de deux étudiants « ayant choisi l’Esprit-Saint comme ami pour la vie».

Le samedi 20 juin , au cours d’une messe recueillie et joyeuse, le père Hugues de Woillemont, vicaire général du diocèse, a confirmé 8 jeunes collégiens et lycéens, de Dupanloup, Charles de Foucauld et Montalembert.

Le père Aniceto, notre aumônier, a concélébré la messe avec le père Philippe Blin curé de la cathédrale.

Nos jeunes confirmés étaient rayonnants de joie !

Messe de rentrée 2020

1/5
  • w-facebook
  • Twitter Clean
  • w-googleplus
  • w-youtube